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Projections-Débats
Cycle "Belleville-Ménilmontant en images" Saison 2
Le dimanche 5 février 2012 - Séance n°8
En 1848, 40 % de la population parisienne est ouvrière. Nombreux sont les provinciaux et les étrangers venus s'installer massivement dans la capitale pour travailler à l'usine, principale employeuse d'une main d'œuvre abondante issue de l'exode rural. Les ouvriers dominent alors le paysage parisien, et, en 1931, ils forment encore plus de 30% de sa population, contre 10% des actifs aujourd'hui.
Sur un plan économique et déjà depuis 1820, Belleville fut un quartier très industrieux avec d'innombrables petites entreprises industrielles et ateliers artisanaux. Ces métiers se trouvaient rassemblés par domaines d'activité : petits métiers de Paris, chaussures, habillement, maroquinerie, machines outils... Cette caractéristique fit de Belleville le premier quartier ouvrier et vit naître les tout premiers syndicats français (chapellerie, métallurgie, etc.)
Des années 1870 aux années 1940, ces quartiers populaires fortement communards et communistes de l’Est parisien forment un bastion politique d’importance, une « véritable montagne ouvrière d'où le peuple descend vers le centre pour se rendre au travail ». Mais dès les années 1950, ce monde ouvrier va peu à peu disparaître ne laissant que le pittoresque d’une culture ouvrière passée campée par des personnages de cinéma.
Dans l’Est parisien, certains lieux de mémoire subsistent cependant. Ils demeurent des lieux emblématiques de la mémoire et de l’histoire ouvrière des quartiers de Belleville-Ménilmontant, c’est le cas l’ancienne coopérative ouvrière la Bellevilloise ou la Maison des Metallos – et de biens d’autres - reconvertis aujourd’hui en lieux culturels.
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